L’atelier écriture de l’ESAT Valérie Bonafé

L’atelier écriture de l’ESAT Valérie Bonafé fêtera bientôt sa huitième année. Le plaisir à se retrouver ensemble pour noircir nos cahiers ne faiblit pas. Les mots s’accordent et s’enchaînent à la faveur d’une consigne à peine murmurée ou inventée à l’instant. Puis s’installe le silence, enveloppe invisible, et le papier s’obscurcit sous la plume des écrivants toujours en devenir que nous sommes.

Plongeon au cœur de l’intime, du monde, la création littéraire est une promenade à l’intérieur de soi et un déplacement vers l’autre. Les guirlandes de mots se déploient sur l’arbre dont les racines sont notre humanité.

Fabrique de liens et d’histoires, l’espace d’écriture, promesse de légèreté et de liberté, réunit des textes aux accents poétiques, vaporeux, mélodieux, mélancoliques… L’imaginaire de chacun relie la mythologie personnelle, la fiction, l’auto-fiction, aux récits. Ce lieu utopique, éphémère, tissé de langage, est une « chambre à soi ».

Il arrive cependant que l’atelier quitte sa bulle ou y invite des passants. Ainsi le Café PLUM nous a privilégié en avril dernier : porte ouverte avant l’heure, dans l’intimité de la librairie nous avons déambulé, choisi des ouvrages et partagé nos coups de cœur. Poésie, roman noir, d’amour, d’humour, BD, recette de cuisine, la restriction des genres ce n’est pas notre fort.

Puis, toujours en avril, nous avons invité un passant et non des moindres, un revenant plutôt, André COSTES (oncle d’une écrivante et ami du groupe) qui a animé l’atelier. Cet auteur engagé auprès de nous, a écrit deux romans historiques « Sous le soleil du midi » et « Les années rouges », romans bilingues occitan/français. A ses côtés et suivant sa consigne « l’oiseau petit à petit fait son nid », nous avons côtoyé le ciel et les nuages rieurs de ce printemps feutré.